Terminale S
Lycée Montaigne

SVT
 



 

 

Fiches méthodes

Par Mme Morin-Ganet

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  • Fiche n°1 : Modalités des épreuves de SVT au Baccalauréat Série S
  • Fiche n°2 : Classification des roches
  • Fiche n°3 : Résolution des problèmes de génétique
  • Fiche n°4 : ECE Conseils et modalités


  Fiche méthode n°1

Epreuves de Science de la Vie et de la Terre
au Baccalauréat Série S

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Epreuve écrite : durée : 3 h 30 notée sur 16 points.
Epreuve expérimentale : 1 heure notée sur 4 points.

 

Pour les candidats n'ayant pas choisi la SVT comme spécialité: coefficient 6.

Pour les candidats ayant choisi la SVT comme spécialité : coefficient 8.

   

 enseignement obligatoire

 enseignement obligatoire
+
enseignement de spécialité
 Durée épreuve écrite

3 h 30 
 coefficient  

 6

 8
 Partie 1  

 / 8

Restitution organisée de connaissances,sans document,une des 7 parties du programme obligatoire.

 Partie 2

 Exercice 1

 / 3

Analyse d'un document,une des 7 parties du programme obligatoire,différente de celle de la Partie 1.

 Exercice 2

 / 5

Analyse de 2 ou 3 documents,faisant appel auxconnaissances du candidat. Une des 7 parties du programme obligatoire.

 / 5

Analyse de 2 ou 3 documents, faisant appel auxconnaissances du candidat. Un des 3 thèmes du programme de spécialité.

 

L'épreuve est divisée en 2 parties :

Partie 1 : restitution de connaissance sans document notée sur 8 points.

Cette partie permet de valider les connaissances du candidat en posant une question sur une des 7 parties du programme de l'enseignement obligatoire de SVT. La question doit faire apparaître les limites du sujet pour aider le candidat à y répondre. Le candidat rédige une réponse organisée et illustrée par un ou plusieurs schémas. L'énoncé de la question précise si la réalisation de schémas est obligatoire.

 

Partie 2 : épreuve de raisonnement scientifique avec documents, contenant 2 exercices. notée sur 8 points.

Exercice 1 : noté sur 3 points, porte sur une des 7 parties du programme obligatoire, différente de celle
de la partie 1.

Il évalue la capacité à extraire dans un document des informations utiles à la résolution du problème scientifique posé.

Exercice 2 : noté sur 5 points.

A partir de l'exploitation de deux ou trois documents, il évalue la capacité à résoudre un problème scientifique posé en relation avec les connaissances du candidat.

Pour les candidats n'ayant pas choisi la SVT comme spécialité :
porte sur une partie du programme, différente ou non de celle de la partie 1.

Pour les candidats ayant choisi la SVT comme spécialité :
porte sur un des trois thèmes de l'enseignement de spécialité.

 

Epreuve orale de rattrapage : Temps de préparation : 15 min. Durée de l'épreuve : 15 min.

Pour les candidats n'ayant pas choisi la SVT comme spécialité :

Le candidat choisit entre 2 sujets portant sur 2 parties différentes du programme obligatoire.

 

Pour les candidats ayant choisi la SVT comme spécialité :

Le candidat choisit entre 2 sujets dont l'un porte sur une partie du programme obligatoire et l'autre sur un des 3 thèmes de l'enseignement de spécialité.

Les sujets comportent des documents semblables à ceux que le candidat a pu étudier au cours de l'année dans la construction des notions du cours.

L'examinateur évalue autant les connaissances du candidat que ses compétences méthodologiques.


 

Fiche méthode n°2

Classification des roches de la croûte terrestre

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 Famille de roche

 Définition de la famille

 Sous-familles

 Propriétés des sous-familles
 Roches sédimentaires Roches recouvrant une grande partie de la surface de la Terre, formées en surface, issues de la compaction de sédiments.      
    Roches issues du refroidissement d'un magma (= bouillie de minéraux en fusion dont la température est supérieure à 600°C).  

 Structure

 Condition de formation
  Roches magmatiques

 Roches volcaniques
Roches à structure microlithique, formées de minéraux cristallisés et d'un verre. Roches issues du refroidissement rapide d'un magma, à la surface de la croûte terrestre.
 

 Roches plutoniques
Roches à structure grenue, composées uniquement de minéraux cristallisés, contenant des minéraux visibles à l'œil nu ( appelés phénocristaux). Roches issues d'un refroidissement lent d'un magma, en profondeur dans la croûte terrestre
 Roches métamorphiques Roches composées uniquement de minéraux cristallisés, présentant une foliation (= alignement des minéraux), issues de la transformation d'une roche initiale, qui est soumise à une augmentation de la pression et de la température (tout en restant à l'état solide).      


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Fiche méthode n°3

Résolution des problèmes de génétique

 

I. Génétique des haploïdes cas d'un couple d'allèle ou monohybridisme

Chaque gène est présent en un seul exemplaire dans la cellule, donc pas de relations de dominance, de récessivité ou de codominance.

On croise une souche de Sordaria à spores blanches avec une souche de Sordaria à spores noires.
On observe les résultats du croisement en classant les différents types d'asques présentes dans les périthèces suivant la disposition des spores. Les spores contenues dans les asques sont ordonnées. (On ne tient compte que des asques contenant 8 spores).

problème : Comment expliquer la formation des différents types d'asques ?

résolution du problème :
On considère que le caractère " couleur des spores " est déterminé par un seul gène.
Ce gène existe sous 2 allèles :
- l'allèle N est détermine la couleur noire des spores,
- l'allèle B est détermine la couleur blanche des spores.

On a donc effectué le croisement suivant :

 

 

 Souche à spores blanches

 x

  souches à spores noires
 Phénotype

  [B]
 

 [N]
 Génotype

 (B)
 

 (N)


On observe 6 asques différents dont on peut expliquer l'origine.

 type d'asque

   asque 4/4

 asque 2/4/2

 asque 2/2/2/2
 asque

4N
4B

4B
4N

2B
4N
2B

2N
4B
2N

2B
2N
2B
2N

 2N
2B
2N
2B
 origine

Séparation des allèles N et B lors que la Méiose I(pas de crossing-over) 

 

En prophase de 1ère division de méiose, il y a crossing-over entre 2 chromatides des chromosomes homologues.

 

II. Génétique des diploïdes

Chaque gène est présent en deux exemplaires dans la cellule. Chaque gène est porté par un chromosome. Il y a donc 2 gènes portés sur les 2 chromosomes homologues.
Il faut donc tenir compte des relations de dominance, de récessivité ou de codominance entre les allèles.
(Souvent un allèle dominant est écrit en majuscule et un allèle récessif est écrit en minuscule).

A. Cas d'un couple d'allèle ou monohybridisme

1) Réalisation d'un croisement P1 x P2

On croise une drosophile de lignée pure à ailes vestigiales (=atrophiées) avec une drosophile de lignée pure à ailes longues.
Un individu de lignée pure est homozygote.

On considère que le caractère " forme de l'aile " est déterminé par un seul gène.
Ce gène existe sous 2 allèles : - l'allèle vg+ détermine une aile longue.
- l'allèle vg détermine une aile vestigiale.

 

 P1

 x

 P2
 Phénotype

 [vg+]
 

 [vg]
 Génotype

 
 

 car P1 et P2 homozygotes

 

Résultat du croisement : F1 = P1 x P2. La F1 est constituée de 100 % d'individus ayant une aile longue.

Problèmes Comment expliquer le phénotype des individus de la F ? Quel est le génotype des individus de la F1 ?

Résolution des problèmes

 IndividusParentaux

 P1

 P2

 Gamètes des parents

 1 seul type de gamètecontenant l'allèle vg+

 1 seul type de gamètecontenant l'allèle vg
 Individus de la F1

1 seul type de zygote 
 génotype

 
 phénotype

[vg+] 

 

Conclusion

L'allèle vg+ est dominant sur l'allèle vg = l'allèle vg est récessif par rapport à l'allèle vg+.
Si l'allèle vg+ est le plus fréquent dans la population, alors il est qualifié d'allèle sauvage.

 

2) Réalisation d'un croisement-test ou back-cross

 

Soit un individu X dont le génotype est inconnu. Cet individu possède les ailes longues. Son phénotype est [vg+].

Problème Quel est le génotype de l'individu X ?

Résolution du problème Mêmes hypothèses que précédemment sur le gène considéré et ses allèles.
On sait que l'allèle vg+ est dominant sur l'allèle vg.

On réalise le croisement suivant : on croise l'individu X de génotype inconnu avec un individu testeur qui porte les 2 allèles récessifs.
X x P2
Phénotype [vg+] [vg]

Génotype inconnu vg
vg

L'individu P2 ne forme qu'un seul type de gamètes contenant tous l'allèle vg.
Hypothèse Hypothèse 1 Hypothèse 2
Génotype de l'individu X Individu X homozygotevg+vg+ Individu X hétérozygotevg+vg
Gamètes 1 seul type de gamètecontenant l'allèle vg+ 2 types de gamètes
50 % des gamètes contiennent l'allèle vg 50 % des gamètes contiennent l'allèle vg+
Résultat du croisementF1 = X x P2 1 seul type d'individu 2 types d'individus
50 % des individus 50 % des individus
génotype vg+vg vg+vg+ vg+vg
phénotype [vg+] [vg+] [vg+]

Bilan :

Résultat du croisement-test 100 % d'individus [vg+] 50 % d'individus [vg+]50 % d'individus [vg]
Conclusion : génotype de l'individu X vg+vg+ vg+vg

B. B. Cas de 2 couples d'allèles ou dihybridisme

1) Réalisation d'un croisement P1 x P2

On effectue un croisement entre 2 individus de lignées pures :
P1 x P2

Phénotype [AB] [ab]
Génotype AB ab
AB ab

On considère un couple de gènes :
Le caractère " A " est gouverné par le gène A, qui existe sous 2 allèles, l'allèle A et l'allèle a.
Le caractère " B " est gouverné par le gène B, qui existe sous 2 allèles, l'allèle B et l'allèle b.

Soit F1 = P1 x P2.
La F1 est constituée d'un seul type d'individus, de phénotype [AB]
Problème Quel est le génotype de la F1 ?

Résolution du problème

Le parent P1 a formé un seul type de gamètes contenant les allèles A et B.
Le parent P2 a formé un seul type de gamètes contenant les allèles a et b.

Les individus de la F1 sont donc hétérozygotes, de génotype : AB .
ab
Etant donné que le phénotype de la F1 est [AB], on en déduit que l'allèle A est dominant sur l'allèle a et l'allèle B est dominant sur l'allèle b.

2) Réalisation d'un croisement-test ou back-cross

Problème Quelle est la localisation chromosomique des gènes A et B ? Les gènes A et B sont-ils situés sur le même chromosome ou sur 2 chromosomes différents ?

Résolution du problème
On réalise le croisement suivant : F1 x P2
Phénotype [AB] [ab]
Génotype AB ab
AB ab

Mêmes hypothèses que précédemment sur les gènes considérés et leurs allèles.
On sait que l'allèle A est dominant sur l'allèle a et l'allèle B est dominant sur l'allèle b.

hypothèses Hypothèse 1 Hypothèse 2
Les 2 gènes sont sur 2 chromosomes différents :les 2 gènes sont indépendants. Les 2 gènes sont sur le même chromosome : les 2 gènes sont liés.
Gamètes du parent P2 1 seul type de gamètes :contenant les allèles a et b
Types desgamètes du parentF1 4 types de gamètes :gamètes contenant les combinaisons alléliques de type parental :- gamètes contenant les allèles AB- gamètes contenant les allèles abgamètes contenant les combinaisons alléliques de type non parental :- gamètes contenant les allèles Ab- gamètes contenant les allèles aB
fréquences des gamètes du parentF1 4 gamètes équiprobablesfréquence des gamètes contenant les combinaisons alléliques de type parental = fréquence des gamètes contenant les combinaisons alléliques de type non parental 4 gamètes non équiprobablesfréquence des gamètes contenant les combinaisons alléliques de type parental > fréquence des gamètes contenant les combinaisons alléliques de type non parental
Individus résultant du croisementF1 x P2 4 types d'individus :individus dont les combinaisons alléliques sont de type parental :- phénotype [AB] (génotype : AB ) ab- phénotype [ab] (génotype : ab ) abindividus dont les combinaisons alléliques de type non parental :- phénotype [Ab] (génotype : Ab ) ab- phénotype [aB] (génotype : aB ) ab
Fréquence des types d'individus de la F2 fréquence individus dont les combinaisons alléliques de type parental = fréquence des individus dont les combinaisons alléliques de type non parental fréquence individus dont les combinaisons alléliques de type parental > fréquence des individus dont les combinaisons alléliques de type non parental

Bilan
CroisementF1 x P2 fréquence des individus de type parental = fréquence individu de type non parental fréquence des individus de type parental > fréquence individu de type non parental
conclusion Gènes indépendants,situés sur 2 chromosomes différents Gènes liés,situés sur le même chromosome

 


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ECE ou Evaluation des Capacités Expérimentales

 

But de l'épreuve : Evaluer les capacités du candidat à suivre des consignes, à réaliser une démarche expérimentale sans que cette épreuve fasse appel à des connaissances de SVT.

Modalités de l'épreuve

L'épreuve pratique a lieu vers la fin du 3ème trimestre. Sa durée est d'une 1 heure.
Chaque élève tire au hasard un sujet parmi la banque nationale de sujets proposés par l'inspection et retenus par les enseignants en fonction de la disponibilité du matériel et des apprentissages effectués par les élèves au cours de l'année. Les sujets sont confidentiels.
Les élèves prenant la spécialité de Sciences Physiques ou de Mathématiques travailleront sur un sujet portant sur le programme obligatoire. Les élèves prenant la spécialité de Sciences de la Vie et de la Terre ont la même probabilité de tirer un sujet portant sur le programme obligatoire ou sur le programme de spécialité.

Un professeur de l'établissement examine au maximum 4 élèves et deux professeurs évaluateurs sont présents dans la salle où se déroule l'évaluation. Un élève n'est jamais évalué par son professeur de l'année.

Les candidats disposent de l'énoncé du sujet, du matériel nécessaire à la réalisation de l'épreuve (ordinateur avec les logiciels appropriés, microscope, lames microscopiques, verrerie de laboratoire, échantillons biologiques ou géologiques …) et une feuille réponse à compléter.

Le candidat doit appeler le professeur évaluateur quand ceci est indiqué dans l'énoncé du sujet afin que son travail soit noté. La feuille réponse est ramassée à la fin de l'épreuve puis évaluée. Une note sur 20 est attribuée qui contribuera pour 1/5 à la note finale de l'épreuve de Sciences de la Vie et de la Terre au baccalauréat.

 

Conseils


Prendre le temps de bien lire tout l'énoncé de l'ECE afin de suivre scrupuleusement les consignes.

Réfléchir à ce qui est demandé avant de se lancer dans la réalisation de l'épreuve.

Lors de l'appel du professeur évaluateur, vérifiez que vous présentez bien ce qui est demandé et que votre travail est mis en valeur (observation microscopique bien centrée, au bon grossissement, montage microscopique soigné…). Plus le professeur évaluateur corrige votre travail ou vous donne des informations pour poursuivre l'épreuve, plus la note baisse.

A la fin de l'épreuve, des points sont souvent attribués au rangement du matériel. Par exemple il faut éteindre le microscope, mettre le plus petit oculaire et enlever la lame ou ranger sur sa paillasse le matériel expérimental utilisé.

L'ECE en vérifiant vos capacités expérimentales et non vos connaissances devrait vous permettre de gagner des points. Pour réviser cette épreuve, revoyez les activités pratiques faites avec votre professeur au cours de l'année.

 

 

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